Kingdom: Two Crowns

Pas facile d’être un bon monarque. Tous les matins, le poids de la couronne pèse sur sa tête : il faut nourrir, protéger ses sujets. Veiller à la prospérité du royaume et garder un œil sur les marginaux pour les ramener dans son giron. Et puis chaque soir, il faut résister face à l’assaillant, être dans un état de vigilance permanent. Et on recommence, jour après jour, nuit après nuit, à quoi ça sert d’être sur la terre, si c’est pour faire nos vies à genoux ?

Coup d’épée à gauche, coup d’épée à droite

Kingdom: Two Crowns (on va abréger en KTC) est un jeu de stratégie au gameplay accessible. Vous ne pouvez que vous déplacer de droite à gauche sur votre destrier, dans des cycles jour/nuit qui se succèdent. Le jour, vous développez votre royaume, en construisant des murs tels des damnés cherchant à résister à des titans. Vous armez vos soldats, sans oublier de cultiver vos terres. La nuit, derrière ces murailles, vous vous défendez contre des hordes d’oiseaux traversant des portails, qui n’en n’ont qu’après vos pièces d’or et votre couronne.

Si vous avez du bol, parfois, vous tomberez sur des coffres plein de pièces d’or, ou bourrés de pierres précieuses. D’autres fois, vous croiserez de vieilles masures, ou des monuments. Prenez garde tout de même à ne pas vous aventurer trop avant dans les bois. Parce que la nuit guette, et son lot de problèmes avec elle.

Destruction d’un nid de coucou

L’objectif ? Vous débarrasser de ces fameux oiseaux en détruisant les portails d’où ils sortent, ainsi que leur nid. Si on saisit rapidement le principe et les mécaniques du jeu, ce n’est pas pour autant une sinécure. Le didacticiel du début de campagne est très léger, ensuite, il faut se débrouiller pour comprendre les subtilités du jeu et, ce n’est pas toujours évident. Une fois tout ça plus ou moins pris en main, les ennemis nocturnes vous réserveront quelques surprises. Tout en pixel art, KTC a des airs de ballades, avec ses lapins et ses biches qui gambadent paisiblement. De temps en temps, on donnera une piécette aux manants pour en faire des sujets, pour devenir des soldats, des bâtisseurs, ou des fermiers.

Le mode principal de jeu est le mode campagne. Vous commencez sur une île, en tant que roi, ou reine, et un royaume à bâtir qui ne comporte qu’un feu de camp. Pour finir la campagne, il vous faudra venir à bout des oiseaux sur les cinq îles que comporte la campagne. Il n’y a pas de défaite à proprement parler dans KTC. Lorsque vous vous faites molester par un oiseau, qui, soit dit en passant, peut avoir une forme plus ou moins balèze (vous le découvrirez vous-même), vous perdez une pièce d’or. Quand vous n’aurez finalement plus un rond et que votre bourse bien garnie jusque-là, n’est plus que l’ombre d’elle-même, les oiseaux n’ont pas encore fini de vous dépouiller, et en voudront, pour finir, à votre couronne.

On pioche pic pac, du matin jusqu’au soir

S’ils arrivent à réaliser leur royal larcin, vous changez de souverain (ou de souveraine), et vous recommencez tout à zéro. Enfin, pas tout à fait. Il vous restera tout de même quelques babioles, mais il vous faudra recruter de nouveaux (sauf les lanciers et les archers dans les tours). Il faudra aussi reconstruire vos murs d’enceinte.

Je n’ai pas grand-chose à dire de plus sur KTC. Au début, je n’étais pas vraiment convaincu, et puis je me suis laissé embarquer par ses beaux pixels et par le train de vie de monarque conquérant, pour finalement apprécier y revenir chaque fois que l’occasion se présente (aux chiottes en gros, plus ou moins) pour bouter du piaf extraterrestre. Il se trouve aussi qu’en voguant d’île en île, on découvre de nouvelles choses, des montures notamment. Et je dois dire que ça participe grandement à augmenter l’intérêt de l’exploration.

Avez-vous déjà vu..

Un jeu mobile en co-op en écran scindé ? Je n’ai pas encore pu tester, mais ça peut être l’occasion de mettre un peu plus de fun. Enfin, il y a 4 modes de jeu supplémentaire disponible directement, en solo ou en multi. Mais attention, les prérequis de victoire semblent plus corsés en co-op. Je ne les ai pas testés non plus, mais c’est un bon moyen de rallonger la durée de vie du jeu. Et j’avoue que le mode “Dire Island” dans lequel il faut protéger le louveteau de Fenrir me fait un peu de l’œil ! Après, l’inconvénient, c’est qu’il faut des amis pour jouer, hein.

D’ailleurs, c’est sûrement une coïncidence, mais on ne manquera pas de voir là un petit parallèle avec la nouvelle version viking du jeu KTC : norse lands. Qui fera sans doute l’objet d’un test elle aussi.

Kingdom: Two Crowns

Genre : stratégie / side-scrolling 2D
Développeurs : Raw Fury (Suède)
Langue : français
Plateformes : iOS / Android (consoles et PC)
Prix : 2.89€

 

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