Tinyfolks

Pierre Vandermaesen, le développeur indépendant derrière ce jeu, partage son travail presque tous les jours sur sa chaîne Twitch. Sous le nom de pyairvander. Game dev et pixel artist, vous pourrez suivre le développement de ses jeux/proto, de la composition pixel art, parfois de la musique… Vous le découvrirez bien vite, il a une palette de compétences assez large ! Bon voilà, ça, c’était pour présenter le bonhomme.

Le petit peuple

Avant d’aller plus loin, il y a une chose importante à savoir, j’ai testé Tinyfolks en bêta sur mobile (Android). À l’heure où j’écris ces lignes, le jeu n’est pas disponible sur le store, et je ne sais pas s’il le sera un jour. Toutefois, si le test vous donne envie, sachez qu’il se trouve sur PC (Steam) pour la modique somme de 3,99€. Voilà.

En ce qui concerne plus particulièrement le jeu, je ne vais pas en faire des caisses puisque vous connaissez sans doute le genre. Mais Tinyfolks est un RPG tactique tout ce qu’il y a de plus classique. Vous avez une line up de personnages que vous disposez comme bon vous semble, pour les envoyer à la castagne. À la façon d’un Darkest Dungeon finalement. En tour par tour, vous alternerez donc avec vos phases d’attaques/défenses, et celles de vos ennemis.

Le feu ça brûle et l’eau ça mouille

Le gameplay de base de Tinyfolks tourne autour du combat tactique. Le joueur prend le contrôle d’un groupe de cinq personnages maximum. Petite particularité ici, vous choisissez vos « champions » avant de partir en exploration. Une fois un emplacement sur la carte choisit, il ne sera donc plus possible, ni de changer leur disposition dans la file, ni les participants.

Chaque personnage possède des capacités et des statistiques uniques, qui peuvent être améliorées en progressant dans le jeu. En outre, les personnages peuvent s’équiper d’armes, d’armures et d’objets, pour obtenir un avantage dans un combat.

Le système de combat tactique comporte également quelques éléments stratégiques, tels que les faiblesses des ennemis. Un épouvantail en paille, donc, prendra des effets de brûlure beaucoup plus importants que les autres. Il faut savoir aussi, qu’en fonction des biomes, vos ennemis pourraient avoir des forces et des faiblesses différentes.

Entraînement spartiate


D’ailleurs, il serait peut-être temps d’évoquer la façon dont vous pourrez constituer votre groupe. La chose est relativement simple : comme il en est coutume dans les jeux de rôle, vous allez recruter vos héros à la taverne (ces poivrots). De base, vous aurez uniquement accès à des fermiers, que vous pouvez recruter gratuitement. Ensuite, en faisant évoluer votre taverne, vous pourrez, soit recruter directement des alliés plus forts (contre de l’or), soit entraîner ceux que vous possédez déjà.

Mécanique intéressante du jeu, vous devrez, comme dans un jeu de rôle classique, passer une nuit pour retrouver des forces. Ce sera aussi l’occasion d’achever l’entraînement de vos villageois et d’améliorer vos bâtiments. Mais attention, il y a une petite chose à savoir sur ces jours qui passent que nous allons voir bientôt.

La ruée vers le lore

Même si elle ne prend pas une part prépondérante dans le jeu, il y a tout de même dans Tinyfolks une petite histoire. Elle vous sera comptée dans une jolie scène d’introduction tout en pixel art, à l’image du reste du jeu.
L’idée principale à retenir, c’est que vous aurez une quarantaine de jours afin de venir à bout de tous vos ennemis. Après quoi, la partie sera perdue. Vous comprenez donc que la mécanique de repos prend ici toute sa dimension.

Durant votre aventure, vous évoluerez au sein de votre petit village que vous aurez la responsabilité d’améliorer. Ces améliorations vous permettront tout un tas de choses comme débloquer de nouveaux types de combattants ou d’améliorer la capacité d’accueil de votre village par exemple. Pour cela, il vous faudra construire les bâtiments en conséquence, ce qui vous coûtera de l’or et des ressources. He non, on a rien sans rien.
Si la plupart de ces édifices servent à améliorer vos soldats, vous pourrez aussi crafter des potions, que vous pourrez ensuite équiper lors de l’exploration, ou bien forger des armes. Bien choisir ces évolutions pourrait vous donner un large choix stratégique lors de vos différents combats.

Le monde de Tinyfolks est varié et contient plus de 13 biomes différents comportant tous des ennemis aux caractéristiques parfois propre au biome auquel ils appartiennent. Comme je le disais un peu plus tôt. Vous pourrez donc combattre des gobelins, des rats, des vers du désert dans des environnements aussi variés que des déserts, des forêts, des oasis, des ruines etc etc. Je vous laisse aussi découvrir tout ça, parce que ça fait aussi partie de l’expérience.

La lutte des classes

Évidemment, on ne fait pas un bon RPG sans casser des œufs. Ah non, c’est pas ça. On ne fait pas des œufs sans casser des RPG ? Non ? Enfin ce que je veux dire, c’est qu’un RPG sans gestion des classes, c’est pas un RPG (promis j’arrête de dire RPG). Dans Tinyfolks, donc, vous pourrez jouer les grands classiques comme guerrier, voleur, mage, prêtre ou chasseur. Vous pourrez également compter dans vos rangs des tanks (un guerrier avec un gros bouclier), un shaman, un ranger, un occultiste…

Le système est relativement simple, au départ, vous avez un fermier. Ça se bastonne à coup de fourche, et de tomate (plus des briquettes à ce niveau). Ensuite, je l’ai déjà expliqué rapidos, vous pourrez l’entraîner dans un des bâtiments dédié pour obtenir un garde, que vous pouvez lui-même faire évoluer pour en faire un guerrier, puis un garde, puis un tank. Pas mal non ? Bien sûr, c’est le cas avec chaque classe de base.

Maintenant, si je vous disais qu’il y a jusqu’à 46 classes disponibles dans le jeu ? Vous croiriez ? Pourtant, c’est bel et bien le cas. C’est notamment ici que je repose l’originalité du jeu, dans la mesure où vous pourrez tenter toutes les combinaisons de classes que vous souhaitez pour tenter d’en créer de nouvelles. À partir de là, qu’est-ce qui vous empêche d’entraîner un chasseur dans le temple des mages, pour en faire un chassorcier ? Bah rien ! C’est cool hein ? Bon évidemment il y a des limites, mais 46 classes, en comptant celles dont je vous ai parlé, ça laisse toujours de quoi s’amuser. Là comme ça, quelle combinaison vous auriez envie de tenter ? Un prête-voleur ? Un ranger-occultiste ?

Vous reprendrez bien un peu de pixel ?

En conclusion, Tinyfolks est un jeu de rôle tactique charmant et captivant qui vous emmène dans un voyage de découverte et d’exploration. Avec son style artistique retro à souhait, sa petite histoire et son gameplay varié, et grâce notamment à l’étendue de ses classes, armes et autres objets, il est sûr de captiver les joueurs fan du genre.
D’autant que, il faut le dire, si je n’ai pas eu le temps de vraiment tester la version originale sur PC, cette bêta sur mobile est très prometteuse et se prête parfaitement à cette catégorie de jeux. Alors j’espère qu’elle verra le jour pour de bon, et que vous pourrez aussi en profiter. Mais pour ça, faudra sans doute faire un peu de lobbying sur la chaîne du développeur à barbe.

TinyFolks

Genre : Tactical RPG
Développeur : Pierre Vandermaesen
Langue : français
Plateformes : Android (bêta), PC

 

brounch